Affacturage PME, ligne de crédit et financement du BFR quand votre activité hôtelière accélère
Quand une PME hôtelière commence à remplir ses chambres des semaines à l’avance, le besoin en fonds de roulement explose. Les réservations de clients entreprises, les acomptes de tours opérateurs et les créances d’agences en ligne créent un décalage entre encaissement et paiement des charges. C’est là que l’affacturage PME, la ligne de crédit et le financement du BFR cessent d’être des concepts théoriques pour devenir des décisions vitales.
Dans l’hôtellerie comme dans les autres entreprises de services, la trésorerie se tend souvent avant la haute saison, alors que les factures fournisseurs et les salaires doivent être payés. Vous devez donc choisir une solution de financement qui transforme vos créances clients en liquidités sans casser votre relation client ni votre image de marque. L’arbitrage entre affacturage et crédit de trésorerie se joue sur des paramètres très concrets que vos logiciels de gestion financière peuvent objectiver.
Les dirigeants de PME et de moyennes entreprises qui gèrent eux-mêmes leur poste clients sous-estiment souvent le coût réel des délais de paiement. En France, les délais de paiement interentreprises tournent autour de quarante jours, ce qui pèse lourd sur le financement des factures clients B2B pour les séminaires, congrès ou groupes. Tant que vous ne mettez pas en face une solution de financement structurée, votre chiffre d’affaires croît mais votre trésorerie se dégrade.
Comment fonctionne l’affacturage pour une PME hôtelière
L’affacturage est une solution de financement où une entreprise cède ses créances à un factor pour obtenir des liquidités immédiates. Concrètement, votre société d’affacturage achète vos factures clients validées, avance jusqu’à 90 % du montant, puis se charge du recouvrement. Vous transformez ainsi un poste clients immobilisé en trésorerie quasi immédiate, sans attendre le paiement parfois tardif des entreprises qui réservent vos chambres ou vos salles de réunion.
Pour une PME qui exploite un hôtel ou plusieurs établissements, l’affacturage PME permet de financer les factures liées aux séjours d’entreprises, aux événements et aux conventions sans alourdir l’endettement bancaire classique. Le contrat d’affacturage encadre la cession de créances, la commission de la société d’affacturage, les frais de financement et les modalités de recouvrement. Chaque facture éligible est ainsi financée de manière ponctuelle ou récurrente, selon que vous optez pour un affacturage ponctuel ou pour un programme global.
Les logiciels de gestion financière modernes facilitent cette gestion du poste clients en automatisant l’export des factures vers le factor et le suivi des paiements. Vous visualisez en temps réel quelles créances sont cédées, quels clients restent gérés en direct et quel financement de factures est encore mobilisable. Cette intégration réduit les frictions administratives et vous permet de tester l’éligibilité de nouvelles typologies de clients affacturage sans perdre des heures en saisies manuelles.
Coût réel de l’affacturage : au-delà de la commission affichée
Le coût de l’affacturage pour une PME ne se résume jamais à une simple commission de gestion. Il combine une commission d’affacturage calculée sur le chiffre d’affaires cédé, des frais de financement indexés sur un taux de crédit de court terme et parfois des frais annexes de recouvrement. Une société d’affacturage sérieuse vous détaillera ces composantes, mais c’est à votre logiciel de trésorerie de les projeter sur votre budget pour mesurer l’impact réel.
Pour un hôtel qui facture beaucoup à des entreprises, le coût de financement des factures doit être comparé au coût caché des délais de paiement et des impayés. Quand un factor prend en charge le recouvrement des créances clients, il réduit le risque de non paiement mais peut aussi modifier la relation client si la communication n’est pas maîtrisée. Vous devez donc arbitrer entre confort de trésorerie, coût du financement et préservation de l’expérience client, surtout lorsque ces clients réservent régulièrement des séjours ou des séminaires.
Les moyennes entreprises du secteur touristique utilisent souvent l’affacturage cession de manière ciblée sur les factures clients les plus risquées ou les plus longues à encaisser. L’affacturage ponctuel permet par exemple de financer des factures exceptionnelles liées à un gros congrès, sans engager tout le poste clients dans un contrat d’affacturage global. Là encore, une bonne gestion du poste clients dans votre logiciel vous aide à sélectionner les créances à céder et à piloter le coût de chaque solution de financement.
Ligne de crédit bancaire : réserve de trésorerie ou faux confort pour l’hôtelier
Une ligne de crédit de trésorerie reste l’outil préféré des banques pour financer le BFR des entreprises hôtelières. Elle offre une réserve d’argent mobilisable à la demande, avec des intérêts calculés sur les montants effectivement utilisés. Sur le papier, cette solution de financement semble simple, mais la réalité des garanties exigées et des covenants change la donne pour une PME.
La banque regarde d’abord la qualité de votre gestion financière, la structure de votre poste clients et la régularité de vos encaissements. Elle analyse vos ratios de couverture des charges, la saisonnalité de votre chiffre d’affaires et la concentration de vos clients entreprises. Plus votre gestion du poste clients est maîtrisée, avec des délais de paiement courts et un recouvrement efficace, plus la négociation de la ligne de crédit sera fluide.
Les délais d’obtention d’un crédit de trésorerie peuvent toutefois être longs, surtout si vous sollicitez une nouvelle banque. Entre la demande, l’analyse des comptes, la valorisation des garanties et la signature, plusieurs semaines passent, alors que vos factures fournisseurs et vos salaires ne peuvent pas attendre. C’est là que l’arbitrage entre affacturage PME, ligne de crédit et financement du BFR devient concret pour un dirigeant d’hôtel qui voit la haute saison arriver.
Ce que la banque regarde en premier dans votre dossier
Avant d’accorder une ligne de crédit, la banque décortique vos comptes annuels et vos prévisions de trésorerie. Elle se concentre sur la qualité de vos créances clients, la dispersion des débiteurs et l’historique de recouvrement des factures. Un poste clients trop concentré sur quelques grands comptes ou marqué par des retards de paiement récurrents dégrade immédiatement votre profil de risque.
Les ratios de liquidité, de solvabilité et de couverture des frais financiers sont passés au crible, en cohérence avec les normes du Plan Comptable Général et les attentes prudentielles. La banque compare aussi votre saisonnalité de chiffre d’affaires à celle observée dans d’autres entreprises hôtelières de taille comparable. Si votre gestion de trésorerie est déjà structurée dans un logiciel dédié, vous pouvez produire des scénarios détaillés et crédibles, ce qui renforce votre capacité de négociation.
Pour préparer ce dialogue, il est utile de bâtir un stress test financier de PME, en simulant plusieurs scénarios de remplissage et de délais de paiement. Un dirigeant peut s’appuyer sur des méthodes décrites dans des analyses spécialisées sur la construction d’un stress test de trésorerie en PME, comme celles que l’on trouve dans des ressources dédiées à la gestion de trésorerie. Cette préparation montre à la banque que vous maîtrisez vos risques et que vous ne demandez pas un crédit pour colmater une fuite, mais pour piloter un développement maîtrisé.
Garanties, covenants et coût réel de la ligne de crédit
Une ligne de crédit de trésorerie n’est jamais gratuite, même quand le taux facial semble attractif. Les intérêts s’ajoutent aux commissions d’engagement, aux frais de dossier et parfois à des coûts de non utilisation si la ligne reste partiellement inutilisée. Vous devez donc calculer un coût complet, en le comparant au coût de l’affacturage et au bénéfice de trésorerie obtenu.
Les garanties exigées peuvent inclure des nantissements sur le fonds de commerce hôtelier, des cautions personnelles du dirigeant ou des garanties publiques. Les covenants financiers imposent souvent de maintenir certains ratios de liquidité ou de ne pas dépasser un niveau d’endettement donné. En cas de non respect, la banque peut réduire la ligne de crédit ou exiger un remboursement anticipé, ce qui fragilise la trésorerie de l’entreprise.
Pour une PME qui gère un ou plusieurs hôtels, cette dépendance à une seule source de financement peut devenir dangereuse en cas de retournement de marché. C’est pourquoi de nombreux dirigeants arbitrent entre affacturage PME, ligne de crédit et financement du BFR en combinant plusieurs solutions de financement. L’objectif n’est pas de maximiser le crédit, mais de diversifier les leviers pour que la trésorerie ne dépende pas d’un seul interlocuteur.
Critères de choix : taille du poste clients, saisonnalité et qualité des débiteurs
Le premier critère pour arbitrer entre affacturage et ligne de crédit reste la taille de votre poste clients. Si vos créances clients représentent plusieurs semaines de chiffre d’affaires, l’affacturage peut transformer ce stock de factures en trésorerie mobilisable. À l’inverse, si la majorité de vos clients paient comptant ou par carte, une ligne de crédit ponctuelle suffit souvent à absorber les pics de dépenses.
La saisonnalité de l’activité hôtelière pèse aussi lourd dans le choix de la solution de financement. Un hôtel de station balnéaire ou de montagne connaît des pics de chiffre d’affaires concentrés sur quelques mois, avec des périodes creuses où la trésorerie se tend. Dans ce cas, un affacturage ponctuel sur les factures clients B2B de haute saison peut compléter une petite ligne de crédit bancaire, en évitant de surdimensionner le crédit pour toute l’année.
La qualité des débiteurs, c’est à dire la solidité financière de vos clients entreprises, conditionne directement les conditions proposées par les factors et les banques. Un client factor acceptera plus facilement de financer des factures émises à des grands groupes ou à des administrations qu’à des petites structures fragiles. Votre logiciel de gestion financière doit donc vous permettre de segmenter les clients, d’analyser les retards de paiement et de piloter la gestion du poste clients avec finesse.
Impact sur la relation client et confidentialité
L’affacturage modifie la façon dont vos clients perçoivent la gestion de leurs factures. Quand une société d’affacturage prend en charge le recouvrement, le client peut être surpris de recevoir des relances d’un tiers plutôt que de votre service comptable. Pour un hôtel qui mise sur une relation client de long terme avec des entreprises, des agences ou des organisateurs d’événements, cette dimension ne doit pas être sous estimée.
Les contrats d’affacturage prévoient différents niveaux de confidentialité, allant de l’affacturage notifié, où le client sait que la créance a été cédée, à des montages plus discrets. Vous devez choisir un schéma qui respecte votre positionnement de marque et la sensibilité de vos clients entreprises. Dans certains cas, il est préférable de réserver l’affacturage aux factures de clients moins stratégiques, en gardant une gestion directe pour les comptes clés.
Une ligne de crédit bancaire, elle, reste invisible pour vos clients, qui continuent à payer leurs factures selon les modalités habituelles. Cette discrétion peut être un avantage si vous craignez que l’affacturage soit perçu comme un signe de fragilité financière, même si ce n’est pas le cas. En pratique, de plus en plus d’entreprises utilisent l’affacturage comme une solution de financement normale, et non comme un recours de dernier ressort.
Tester l’éligibilité et piloter avec un logiciel de trésorerie
Avant de signer un contrat d’affacturage, il est essentiel de tester l’éligibilité de vos différents segments de clients. Les factors évaluent chaque client affacturage selon son historique de paiement, sa taille et son secteur d’activité. Un bon logiciel de gestion financière vous aide à préparer ces analyses en extrayant les données de facturation et de recouvrement.
Les solutions de trésorerie spécialisées pour PME permettent de simuler l’impact de la cession de créances sur votre trésorerie prévisionnelle. Vous pouvez comparer plusieurs solutions de financement, en intégrant le coût de l’affacturage, le coût de la ligne de crédit et les économies de temps de gestion. Ce travail en amont évite de choisir une solution uniquement sur la base d’un taux affiché, sans mesurer son effet global sur l’entreprise.
Pour un dirigeant qui gère aussi ses dépenses de voyage et ses réservations d’hôtel pour les équipes, la discipline de trésorerie doit être globale. Certaines analyses montrent comment des outils comme une caisse enregistreuse tactile pour un commerce peuvent sécuriser les dépenses de voyage à l’hôtel et améliorer la visibilité sur les flux. La logique reste la même pour une PME hôtelière qui veut aligner ses outils opérationnels et ses décisions de financement.
Cas hybride : combiner affacturage et ligne de crédit selon la nature des créances
Dans la pratique, les PME hôtelières les plus solides ne choisissent pas entre affacturage et ligne de crédit, elles combinent les deux. L’affacturage PME, la ligne de crédit et le financement du BFR deviennent alors un portefeuille de solutions de financement, ajusté à la nature des créances et aux cycles de l’activité. Cette approche hybride réduit la dépendance à un seul financeur et lisse les coûts dans le temps.
Un schéma fréquent consiste à utiliser la ligne de crédit pour les besoins de trésorerie quotidiens et l’affacturage pour financer les factures clients les plus lourdes ou les plus longues à encaisser. Les factures liées à de grands événements, à des conventions internationales ou à des séjours de longue durée pour des entreprises peuvent ainsi être cédées à des sociétés d’affacturage. Le reste du poste clients continue à être géré en interne, avec un recouvrement classique et une utilisation ponctuelle du crédit bancaire.
Les logiciels de trésorerie modernes, évalués par des comparatifs indépendants, montrent qu’un pilotage fin de ces flux est désormais accessible aux PME. Des analyses détaillent par exemple ce que valent réellement des solutions comme Agicap, Trezy ou Kyriba pour une PME qui veut structurer sa gestion de trésorerie. L’enjeu n’est pas de disposer de la solution la plus sophistiquée, mais de pouvoir simuler des scénarios concrets et de suivre au jour le jour l’utilisation de chaque solution de financement.
Segmenter les créances pour mieux financer les factures
La clé d’un montage hybride réussi réside dans la segmentation du poste clients. Vous devez distinguer les créances clients par taille, par risque, par importance stratégique du client et par délai de paiement observé. Cette segmentation permet de décider quelles factures financer par affacturage cession et lesquelles laisser sur la ligne de crédit.
Par exemple, les factures clients émises à des grands comptes internationaux, avec des délais de paiement contractuels longs, se prêtent bien à l’affacturage. Le factor accepte généralement de financer ces factures à un coût raisonnable, compte tenu du risque limité. À l’inverse, les factures de petits clients locaux, qui paient rapidement, peuvent rester hors affacturage et être gérées via la trésorerie courante.
Cette gestion différenciée du poste clients suppose une bonne qualité de données dans vos logiciels de gestion financière. Vous devez pouvoir suivre les délais de paiement réels, les incidents de recouvrement et l’historique de chaque client. Sans cette base, l’affacturage ponctuel risque de devenir une rustine coûteuse plutôt qu’une solution de financement stratégique.
Ne pas attendre la tension de trésorerie pour négocier
L’erreur la plus fréquente des dirigeants de PME hôtelières consiste à attendre la tension de trésorerie pour négocier. Quand la trésorerie est déjà sous pression, vous perdez en pouvoir de négociation face aux banques et aux factors. Les conditions de crédit ou d’affacturage s’en ressentent, avec des coûts plus élevés et des exigences plus strictes.
La bonne approche consiste à ouvrir les discussions alors que votre trésorerie est encore confortable et que vos ratios financiers sont solides. Vous pouvez alors comparer sereinement plusieurs solutions de financement, tester l’éligibilité de différents segments de clients affacturage et calibrer la taille de la ligne de crédit. Cette anticipation vous évite de signer dans l’urgence un contrat d’affacturage ou un crédit mal dimensionné.
Les dirigeants expérimentés savent que la vraie preuve de valeur d’un outil financier n’apparaît pas pendant la démo commerciale, mais au troisième mois de production. Il en va de même pour vos montages de financement du BFR, qui doivent être testés sur un cycle complet de haute et basse saison. Ce retour d’expérience concret vaut plus que n’importe quel argumentaire marketing.
Logiciels de gestion financière : rendre l’arbitrage objectivable pour le dirigeant
Sans un minimum d’outillage, l’arbitrage entre affacturage PME, ligne de crédit et financement du BFR reste intuitif. Le dirigeant de PME hôtelière se fie alors à son banquier, à son expert comptable ou à son instinct, avec un risque de sous ou sur financement. Les logiciels de gestion financière modernes permettent de transformer cette décision en exercice chiffré, piloté par des données réelles.
Un bon outil de gestion de trésorerie consolide les flux de paiements clients, les factures fournisseurs, les échéances de crédit et les mouvements liés à l’affacturage. Il vous donne une vision claire du poste clients, des délais de paiement moyens et des pics de besoins de trésorerie. Vous pouvez ainsi simuler l’effet d’une cession de créances sur plusieurs mois, en intégrant le coût de chaque solution de financement.
Les PME qui exploitent plusieurs hôtels ou résidences de tourisme ont tout intérêt à centraliser cette gestion dans un seul logiciel. Cela permet de mutualiser les lignes de crédit, de négocier des conditions d’affacturage plus favorables et de lisser les besoins de trésorerie entre établissements. Sans cette vision consolidée, chaque site risque de gérer son financement de manière isolée, avec des coûts plus élevés et une exposition accrue aux tensions de trésorerie.
Intégration avec la facturation et le recouvrement
Pour que l’affacturage fonctionne sans friction, votre logiciel de gestion financière doit être étroitement intégré à votre système de facturation. Les factures clients doivent être émises proprement, avec des données complètes, des conditions de paiement claires et des justificatifs facilement accessibles. Un factor sera plus enclin à financer des factures issues d’un système fiable et bien paramétré.
L’intégration avec les outils de recouvrement est tout aussi importante, qu’il s’agisse d’un module interne ou d’un prestataire externe. Vous devez pouvoir suivre en temps réel l’état des paiements, les relances effectuées et les litiges éventuels. Cette transparence rassure les sociétés d’affacturage et améliore vos conditions de financement des factures.
Pour les dirigeants qui voyagent souvent entre leurs établissements ou pour rencontrer des partenaires, la mobilité des outils compte aussi. Un tableau de bord accessible en ligne permet de suivre la trésorerie, les encours de crédit et l’utilisation de l’affacturage depuis n’importe quel hôtel. Cette capacité à piloter à distance devient un avantage décisif quand les décisions de financement doivent être prises rapidement.
Affacturage, ligne de crédit et gouvernance financière
Au delà des outils, l’arbitrage entre affacturage et ligne de crédit pose une question de gouvernance. Qui décide de céder une créance, de tirer sur la ligne de crédit ou de renégocier un contrat d’affacturage ? Dans une PME sans DAF dédié, ces décisions reviennent souvent au dirigeant, épaulé par l’expert comptable.
Mettre en place des règles claires, documentées dans vos procédures de gestion financière, permet d’éviter les décisions impulsives. Vous pouvez par exemple définir des seuils à partir desquels une facture est éligible à l’affacturage, ou des limites d’utilisation de la ligne de crédit. Ces règles, intégrées dans vos logiciels, transforment la gestion du poste clients en processus maîtrisé plutôt qu’en suite de réactions à chaud.
Les banques et les factors apprécient cette maturité de gouvernance, qui se traduit par des dossiers mieux préparés et des négociations plus équilibrées. Elle renforce aussi votre crédibilité quand vous présentez vos besoins de financement pour soutenir l’expansion de votre activité hôtelière. En fin de compte, la confiance se construit sur des chiffres fiables et des décisions cohérentes dans le temps.
Chiffres clés et repères pour décider avant l’automne
Avant l’automne, un dirigeant de PME hôtelière doit disposer de quelques repères chiffrés pour arbitrer entre affacturage et ligne de crédit. Ces repères ne remplacent pas une analyse détaillée, mais ils évitent les décisions prises dans le brouillard. Ils permettent aussi de cadrer les discussions avec la banque, la société d’affacturage et l’expert comptable.
En France, les délais de paiement moyens entre entreprises tournent autour de quarante jours, ce qui immobilise une part significative du chiffre d’affaires dans le poste clients. Pour une PME qui réalise plusieurs millions d’euros de ventes B2B, cela représente des centaines de milliers d’euros de créances clients en permanence. Sans solution de financement adaptée, cette immobilisation pèse directement sur la trésorerie et limite la capacité à investir dans la qualité de l’hôtel ou dans l’expérience client.
Malgré ce contexte, une faible proportion de PME recourt encore à l’affacturage, alors même que les plateformes en ligne ont simplifié l’accès à ces solutions de financement. Cette sous utilisation s’explique souvent par une méconnaissance des mécanismes, une crainte pour la relation client ou une perception erronée du coût réel. Un dirigeant qui prend le temps de comparer objectivement affacturage PME, ligne de crédit et financement du BFR se donne un avantage compétitif durable.
Questions à poser à vos partenaires financiers
Pour structurer votre décision, préparez une liste de questions précises à poser à votre banque et aux sociétés d’affacturage. Demandez le détail des commissions, des frais de financement et des coûts annexes, ainsi que des exemples chiffrés appliqués à votre volume de factures. Interrogez les factors sur la manière dont ils gèrent la relation client et le recouvrement, notamment pour les clients stratégiques.
Avec votre banque, discutez des garanties exigées, des covenants financiers et des marges de manœuvre en cas de variation de votre chiffre d’affaires. Demandez aussi des simulations de coût sur plusieurs scénarios de remplissage de l’hôtel, en intégrant les variations de saisonnalité. Ces échanges vous permettront de comparer des solutions de financement sur des bases homogènes, plutôt que sur des promesses générales.
Enfin, impliquez votre expert comptable et, si possible, un conseiller financier indépendant dans cette réflexion. Ils peuvent vous aider à analyser les contrats, à projeter les impacts sur vos comptes et à structurer une gouvernance de la trésorerie adaptée à votre entreprise. L’objectif n’est pas de choisir la solution la plus à la mode, mais celle qui soutiendra réellement votre croissance sans fragiliser votre trésorerie.
Statistiques et repères chiffrés sur l’affacturage et le financement du BFR
- Les délais de paiement moyens interentreprises en France se situent autour de 44 jours, selon l’Observatoire des délais de paiement, ce qui immobilise plus d’un mois de chiffre d’affaires dans le poste clients pour une PME hôtelière.
- Environ 4 % des PME françaises utilisent l’affacturage comme solution de financement, d’après des données sectorielles, ce qui montre une marge importante de progression pour cet outil de gestion de trésorerie.
- Pour une entreprise avec 2 millions d’euros de chiffre d’affaires B2B et 44 jours de délai de paiement moyen, le montant moyen de créances clients immobilisées dépasse 240 000 euros, soit un enjeu majeur de financement du BFR.
- Les plateformes en ligne de comparaison de solutions de financement ont réduit les délais de mise en place d’un contrat d’affacturage à quelques jours dans certains cas, contre plusieurs semaines pour une nouvelle ligne de crédit bancaire.
FAQ sur l’affacturage, la ligne de crédit et le financement du BFR en hôtellerie
Qu’est ce que l’affacturage pour une PME hôtelière ?
L’affacturage pour une PME hôtelière consiste à céder ses créances clients à un factor, qui avance immédiatement une partie du montant des factures. Le factor se charge ensuite du recouvrement des paiements auprès des entreprises clientes. Cette solution de financement transforme le poste clients en trésorerie disponible sans augmenter l’endettement bancaire classique.
Quels sont les avantages d’une ligne de crédit pour un hôtel ?
Une ligne de crédit offre à l’hôtel une réserve de trésorerie mobilisable à la demande, avec des intérêts calculés uniquement sur les sommes utilisées. Elle permet de couvrir les décalages ponctuels entre encaissements et paiements, notamment en basse saison. Cette solution reste discrète vis à vis des clients, car elle n’impacte pas la gestion des factures ni le recouvrement.
Comment choisir entre affacturage et ligne de crédit pour financer le BFR ?
Le choix entre affacturage et ligne de crédit dépend de la structure du poste clients, de la saisonnalité de l’activité et de la qualité des débiteurs. Une activité très B2B avec des délais de paiement longs se prête bien à l’affacturage, tandis qu’une activité plus orientée vers les paiements comptants peut se contenter d’une ligne de crédit. Le niveau de maturité de l’organisation financière et la capacité à piloter ces outils dans un logiciel de trésorerie jouent aussi un rôle clé.
L’affacturage dégrade t il la relation client dans l’hôtellerie ?
L’affacturage peut modifier la relation client si le recouvrement est perçu comme trop agressif ou impersonnel. Pour limiter ce risque, il est possible de choisir des schémas d’affacturage plus confidentiels et de réserver la cession de créances à certains segments de clients. Une communication claire avec les clients entreprises et un choix rigoureux de la société d’affacturage permettent de préserver la qualité de la relation.
Pourquoi ne faut il pas attendre une crise de trésorerie pour négocier ?
Attendre une crise de trésorerie pour négocier une ligne de crédit ou un contrat d’affacturage affaiblit votre position face aux banques et aux factors. Vos ratios financiers sont alors dégradés, ce qui conduit souvent à des conditions plus coûteuses et à des exigences de garanties plus fortes. Anticiper ces discussions quand la situation est encore saine permet d’obtenir de meilleures conditions et de structurer un financement du BFR réellement soutenable.
Sources : Observatoire des délais de paiement, Banque de France, Fédération française de l’affacturage.